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Raja de Casablanca
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Raja Club Athlétic


Nom local Nadi َArrajaâ
Arriyadi
Surnom Les Diables Verts
L'khadra
Président Abdellah Rhallam
Entraîneur Jean-Yves Chay
Club fondé en 1949
Couleurs Vert et blanc
Equipement sportif Lotto
Stade Stade Mohamed V
(67 000 places)
Siège Bd Omar Al Khayam
BP 8094 Casablanca-Oasis




Domicile




Extérieur

Le Raja Club Athlétic de Casablanca ( نادي الرجاء الرياضي البيضاوي ) est un club marocain de football fondé en 1949 et évoluant dans le championnat marocain de 1re division GNF 1. Il constitue, avec son rival le Wydad de Casablanca, l'un des deux grands clubs de la ville.

Le Raja est considéré comme un des club les plus riche du Maroc ; son budget avoisinait, en 2006, les 14 millions de dollars, ce qui fait aussi de lui l'un des plus riches en Afrique. Tout ce patrimoine revient au Président Abdelkader Retnani qui a redonné vie au Raja Casablanca en 1989, année où ils remportèrent leur premier titre africain face au MC Oran (algérie) .

Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Les débuts du Raja
2 Stade Mohammed V
3 Palmarès
4 Parcours africain
5 Histoire des logos
6 Effectif 2007-2008
7 Grands joueurs du passé
8 Entraîneurs
9 Présidents
10 L'équipement sportif
11 Supporters
12 Voir Aussi
13 Liens externes



Histoire [modifier]

Les débuts du Raja [modifier]
Le Raja de Casablanca a été fondé en 1949 par une troupe théâtrale, baptisée FATH et il a intégré le championnat marocain dès sa fondation par la FRMF en 1956. Père Jégo a été le principal fondateur du club. L'interdiction de confier la présidence à un marocain sera vite contournée en laissant ce fauteuil, pour six mois, à Benabadji, d'origine algérienne et qui bénéficiait de ce fait de la nationalité française.

Les autorités françaises prises au dépourvu par ce stratagème furent contraintes d'accepter le fait accompli.

Donc en 1949 le Raja, constitué exclusivement de joueurs marocains entama sa première année en Division d'Honneur. Il accéda à la seconde division dès sa première saison, puis atteint la première division en 1951. Depuis cette date, le club n'a plus quitté l'élite du football marocain.

Le premier entraîneur du club fut Kacem Kassimi et c'est sous sa houlette que le Raja réussit la montée. Avec lui arrivait Boujemaa Kadri, un dirigeant hors-pair, qui allait se distinguer par un travail méthodique et colossal sur les plans administratif et organisationnel. Ce duo allait survivre à tous les soubresauts de l'histoire du club et asseoir la réputation du Raja dans bien des domaines.

Depuis sa création, le Raja a toujours eu la réputation d'équipe composée d'artistes pratiquant un jeu agréable et plaisant. Le Père Jego lui a inculqué un jeu collectif, spécifique, basé sur les passes courtes, les une-deux, l'offensive et l'exploit individuel. Avec ce système, le Raja effrayait ses adversaires car il était capable d'humilier les plus grands clubs, mais n'arrivait toujours pas à remporter de titre national.

Au fil des années le Raja s'affirma comme le creuset du football marocain, alimentant les différentes sélections nationales en joueurs de grande qualité la plupart devenant même les grands patrons de ces unités.

Étant un des deux clubs les plus populaires au Maroc, le Raja draine chaque semaine des milliers de supporters à Casablanca ou en déplacement.


Stade Mohammed V [modifier]
Le stade Mohamed V fait partie d'un grand complexe sportif situé au c½ur de la ville de Casablanca, précisément au quartier du "Mâarif". Il fut inauguré le 6 mars 1955, et aujourd'hui il a une capacité de 67.000 places, sans compter les virages Sud et Nord qui ne disposent d'aucuns sièges, mais où les ambiances sont des plus chaudes... En effet, au Virage Sud ou "Magana", se situent les principaux groupes de Supporters du Raja de Casablanca.

En 2007, le stade fut doté d'une pelouse semi-artificielle de très bonne qualité, et amélioré niveau sièges officiels, blocs sanitaires et piste d'Athlétisme


Palmarès [modifier]




le 3éme maillot du club :L'équipe porte les maillots bleus a l'exterieur depuis la fusion du club avec l'olympique de Casablanca en 1995

Championnat du Maroc (8)
Champion : 1988, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2004.
Coupe du Trône (6)
Vainqueur : 1974, 1977, 1982, 1996, 2002, 2005.
Finaliste : 1965, 1968, 1983, 1992.
Ligue des Champions de la CAF (3)
Champion : 1989, 1997, 1999.
Finaliste : 2002.
Demi-finaliste : 2005.
Coupe de la CAF (1)
Vainqueur : 2003.
Supercoupe d'Afrique (1)
Vainqueur : 1999.
Finaliste : 1997.
Ligue des Champions arabes (1)
Vainqueur : 2006.
Finaliste : 1996.
Coupe Afro-Asiatique ( 2)
vainquer : 1989
Vainqueur : 1999.
Coupe du monde des clubs
1er tour : 2000.
Tournoi international d'Abha (1)
Vainqueur : 2004.
Finaliste : 2001.

Parcours africain [modifier]
Voir : Historique du parcours africain du Raja de Casablanca


Histoire des logos [modifier]





Effectif 2007-2008 [modifier]
Nom Poste
Khalid Fouhami Gardien
Younes Ataba Gardien
Mohamade Amine Bourkadi Gardien
Abdellatif Jrindou Défenseur
Yassine Remch Défenseur
Mourad Aïni Défenseur
Mohamed Olhaj Défenseur
Zakaria Zerouali Défenseur
Rachid Soulaimani Défenseur
Tajjedine Sami Défenseur
Houssine Rajalah Défenseur
Abderrahim Chkilit Milieu
Saad Abdelfattah Milieu
Reda Sakim Milieu
Eustache Wamssi Milieu
Mahdi Azouer Milieu
Hassan Daoudi Milieu
Mouhssine Moutouali Milieu
Ablellah Jlaidi Milieu
Hicham Misbah Milieu
Hassan Taïr Attaquant
Abdelwahed Chakhssi Attaquant
Mohamed Sylla Attaquant
Ciré Dia Attaquant
Abdelali Essamlali Attaquant
Khalid Sbai Attaquant
hicham zine elabidine Attaquant





Grands joueurs du passé [modifier]
Abdelmajid Dolmy
Silva
Alain Gouaméné
Mustapha Moustaoudia
Salaheddine Bassir
Mustapha Chadili
Nacer Drid
Cherif El Ouazzani
Just Fontaine
Moussa Traouré
Jonas Ogandaga
Dieudonné Londo
Hicham Aboucherouane
Talal El Karkouri
Reda Riahi
Bouchaib El Moubarki
Mustapha Bidodane
Mohammed Ali Dialo
Mustapha El Haddaoui


Edgar Loué Gnoleba
Nourredine Kacemi
Soufiane Alloudi
Youssef Rossi
yousef sefri

Entraîneurs [modifier]
Père Jégo
Guennadi Rogov
Mhamed Fakhir
Sylvester Takac
Cabretta
Houmman
Rabah Saadane
Vahid Halilhodzic
Oscar Fullone
Fathi Jamal
Walter Meeuws
Henri Michel
Alain Fiard
Henri Stambouli et Mohammed Nejmi
Allexandre Moldovan
Jamal Sellami
Oscar Fullone
Paco Fortes
Jean-Yves Chay, dès la saison 2007/2008

Présidents [modifier]
Depuis 1949 : Père Jégo
1981 - 1984 : Abdellah El Ferdaous
1985 - 1989 : Abdelkader Retnani
1990 - 1992 : Mhamed Aouzal
1992 - 1998 : Abdellah Rhallam
1998 - 2002 : Ahmed Ammor
2002 - 2004 : Abdesslam Hanat
2004 - Jan 2007 : Abdelhamid Souiri
Depuis Jan 2007 : Abdellah Rhallam

L'équipement sportif [modifier]
Le Raja, Lotto et l'agence marketing du club TSM ont officiellement signé un contrat d'équipementier pour une durée de 3 ans. Ce contrat permettra au club de jouer avec des tenues de premier choix. D'ailleurs, Lotto prévoie la livraison d'un maillot spécialement dessiné pour le club dès cette saison.

La présentation officielle des maillots se fera à l'occasion d'une conférence de presse avant le démarrage du championnat national pour la saison 2007-08.

L'ancien équipementier était Kappa.


Supporters [modifier]
Le Raja est l'un des clubs marocains les plus populaires. Il posséde des supporters non seulement à Casablanca ou au Maroc mais également a travers le monde. L'ambiance au sein du Complexe MV, et plus particulièrement au Virage Sud appelé "Magana", reste impressionable. De Oujda à Laayoune, en passant par Meknes, les supporters voyagent par tous les moyens pour suivre et encourager leur belle équipe.

En parlant Ultras, nous pouvons distinguer 3 groupes majeurs.

Green Boys 05 : 1er Groupe fondé, en Juin 2005.
Ils restent les plus nombreux et les plus connus, notamment après leur belle prestation en demi-finale de Ligue des champions Arabes le 13 Mars 2006. Ils apparaissent en Alien avec les mots suivants : " Simply the Best -- First Ultras " Site Officiel

Ultras Eagles 06 : Second groupe fondé en été 2006.
Green Gladiators : 3e groupe, fondé aussi en 2006
Forum Officiel


Voir Aussi [modifier]
Supporters du Raja de Casablanca
Olympique Casablanca

Liens externes [modifier]
Site officiel du club
Groupement National de Football 2007-08
FAR de Rabat • Raja de Casablanca • Wydad de Casablanca • Hassania d'Agadir
Olympique de Safi • KAC de Kénitra • Ittihad Khémisset • OC Khouribga
Kawkab de Marrakech • Mouloudia d'Oujda • FUS de Rabat • Jeunesse El Massira
CODM de Meknès • Difaâ d'El Jadida • Moghreb de Tétouan • Maghreb de Fès
Football au Maroc
GNF 1 • GNF 2 • GNFA 1 • GNFA 2 • Ligues régionales • Championnat féminin • GNF Junior
Coupe du Trône • Fédération • Équipe du Maroc • Équipe du Maroc féminine
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# Posté le vendredi 21 décembre 2007 15:13

mahamed 6

mahamed 6
Mohammed VI
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Mohammed VI
Roi du Maroc

Prénom(s) Mohammed Ben Al-Hassan
Naissance 21 août 1963
Rabat, Maroc
Mariage 21 mars 2002
Épouse Salma Bennani
Enfant(s) Moulay Hassan
Lalla Khadija
Dynastie Alaouites
Prédécesseur Hassan II

Mohammed VI (en arabe : جلالة الملك محمد السادس « Sa Majesté le roi Mohammed VI »), né Mohammed Ben Al-Hassan le 21 août 1963 à Rabat, est l'actuel roi du Maroc depuis le 23 juillet 1999, suite au décès de son père, le roi Hassan II.

Sommaire [masquer]
1 Les années de formation du prince héritier
2 Un roi qui s'engage sur la voie de la démocratisation ?
3 Mariage et naissances
4 Politique interne
5 Liens internes
6 Liens externes



Les années de formation du prince héritier [modifier]
D'après la tradition, Mohammed VI, serait issu de la lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d'Arabie, sur la Mer Rouge. Descendante directe du prophète Mahomet par la voie de sa fille Lalla Fatima Zahra, la famille serait venue s'installer à Sijilmassa, dans le sud marocain, au milieu du XIIIe siècle. Mohammed VI est le vingt-troisième roi de la dynastie alaouite, dont le pouvoir a débuté au milieu du XVIIe siècle.

Fils d'Hassan II et de Lalla Latifa, la « Mère des enfants royaux » (les informations à son sujet demeurent confidentielles), il est né le 21 août 1963 à Rabat. À l'âge de quatre ans, son père le fait entrer au Collège Royal de Rabat. Le 28 juin 1973, il obtient le Certificat d'études primaires et poursuit ses études secondaires au Collège royal où il obtient son baccalauréat en 1981. Il est diplômé de l'INC.

Famille royale marocaine

S.M. le roi Mohammed VI
S.A.R. la princesse Lalla Salma
S.A.R. le prince Moulay Hassan
S.A.R. la princesse Lalla Khadija
S.A.R. la princesse Lalla Meryem
S.A.R. la princesse Lalla Asma
S.A.R. la princesse Lalla Hasna
S.A.R. le prince Moulay Rachid


En 1985, il obtient sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Le sujet de son mémoire porte sur « L'Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales ».

En 1987, il obtient le premier Certificat d'études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. En juillet 1988, il réussit, avec mention, ses derniers examens pour l'obtention du DEA en droit Public.

Afin de compléter sa formation et de vivre de près la pratique des principes et des règles de droit appris à la Faculté, son père décide de l'envoyer, en novembre 1988, à Bruxelles, en vue d'effectuer un stage de quelques mois auprès de Jacques Delors, président de la Commission européenne.

Dès son plus jeune âge, il est souvent chargé par son père, de nombreuses missions auprès des chefs d'État. Il a ainsi participé à plusieurs conférences internationales et régionales.

Sa première mission officielle à l'étranger a lieu le 6 avril 1974, quand il représente Hassan II lors des obsèques du président français, Georges Pompidou. Du 23 au 30 juillet 1980, il effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les présidents Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët-Boigny de la Côte d'Ivoire, Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Shehu Shagari du Nigeria. Il leur remet des messages personnels du roi Hassan II.

Le 18 mars 1982, il est nommé Président du Comité d'Organisation des IXe jeux Méditerranéens de Casablanca. Le 10 mars 1983, il préside la délégation marocaine aux travaux du VIIe sommet des pays Non-Alignés à New Delhi et prononce un important discours dans lequel il rappelle les positions du Maroc à l'égard de diverses questions arabes, africaines et internationales. Le 21 septembre 1983, le prince héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en ½uvre de l'Organisation de l'unité africaine sur le Sahara à Addis-Abeba.

Le 26 novembre 1985, il est nommé, par le souverain, coordonnateur des bureaux et services de l'État-Major Général des Forces armées royales.

Du 11 au 18 mars 1986, le prince héritier effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Du 7 au 21 mars 1987, Il se déplace en visite officielle au Japon. Le 23 février 1989, il représente le roi Hassan II aux obsèques de l'Empereur du Japon Hirohito.

Le 29 octobre 1993, il obtient, à l'Université de Sophia Antipolis en France, le titre de docteur en droit avec la mention « très honorable », suite à une thèse intitulée « La coopération entre la Communauté Économique Européenne et l'Union du Maghreb Arabe ».

Le 12 juillet 1994, il est promu, par son père, au grade de Général de Division.

Le 12 avril 1994, il préside l'ouverture des travaux de la conférence ministérielle du GATT à Marrakech. Le 4 mai 1994, il participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, à l'occasion de la Commémoration du 50e anniversaire de la constitution de l'ONU.

Le 12 janvier 1995, il préside l'ouverture des travaux de la Commission Nationale pour la Commémoration du 50e anniversaire de l'ONU. Du 21 au 27 juin 1997, il représente le roi Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies sur l'Environnement intitulée « Le Sommet de la Terre +5 ».

Après le décès d'Hassan II le 23 juillet 1999, il est proclamé roi du Maroc . Son intronisation est célébrée le 30 juillet 1999.

Le 22 juin 2000, il a été nommé Docteur honoris causa à l'Université George Washington.


Un roi qui s'engage sur la voie de la démocratisation ? [modifier]
Fils d'un roi habitué à gouverner seul et qui a laissé à son successeur le soin de moderniser la monarchie, Mohammed VI hérite d'un pays placé au 125e rang dans le monde pour le développement économique et social. Si l'idée d'une « transition à l'espagnole », à l'exemple de l'arrivée au pouvoir de Juan Carlos Ier d'Espagne, peut décrire l'espoir de tout un peuple, les grands problèmes à résoudre (la question des islamistes et du Sahara occidental notamment) sont d'une tout autre nature. La dénonciation de « l'immobilisme » du Makhzen (l'administration toute puissante) et le limogeage du ministre de l'Intérieur Driss Basri, trois mois après sa montée sur le trône, marquent une volonté de démocratisation, renforcée par l'autorisation du retour au Maroc de l'opposant historique au régime, Abraham Serfaty.

Les différentes forces politiques démocratiques de droite comme de gauche restent unies par un nationalisme intransigeant, qui s'exerce en faveur de la « marocanité du Sahara occidental » et face à l'Algérie voisine avec qui les relations ont toujours été aigres-douces. Il reste que Mohammed VI, nommé chef d'état-major par son père peu de temps avant sa mort, bénéficie de la confiance de certain partie de l'armée et de ses officiers.

Sur le plan des libertés, le roi a encouragé la presse libre à aborder les thèmes autrefois sensibles. Bien que la machine judiciaire semble avoir la main lourde de temps en temps, les progrès en terme de liberté d'expression sont indéniables surtout lorsque le pays est comparé à ses voisins.


Mariage et naissances [modifier]
Le 21 mars 2002 a eu lieu le mariage du roi et de Salma Bennani (maintenant Princesse Lalla Salma) à Rabat, ayant donné à la femme le titre de princesse. Le roi et la princesse ont donné naissance le 8 mai 2003 au prince héritier Moulay Hassan, et le 28 février 2007 à la princesse Lalla Khadija.


Politique interne [modifier]
Sur le plan intérieur, le roi a réussi à diminuer les difficultés dans lesquelles vivait une grande partie de son peuple. La pauvreté et le taux d'analphabétisme sont finalement orientés à la baisse en partie aussi grâce aux efforts d'un gouvernement qui a axé ses actions sur une table de route claire avec des objectifs chiffrés.

Le problème du Sahara semble aussi en voie de résolution grâce en partie à des propositions audacieuses de la part du gouvernement marocain. Après des années d'une diplomatie inefficace, le Maroc semble avoir repris la main comme en témoigne le support des grandes puissances pour une résolution de ce conflit sur des bases favorables au Maroc.


Liens internes [modifier]
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Mohammed VI.

Liste des monarques du Maroc
Maroc
Liste des dirigeants actuels

Liens externes [modifier]
Site du Ministère de la Communication
Portail officiel du gouvernement marocain
Site de la Galerie de la Famille Royale du Maroc



Précédé par Mohammed VI Suivi par
Hassan II Dynastie alaouite
-


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# Posté le vendredi 21 décembre 2007 15:10

le rap

le rap
Rap
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Le rap est un genre musical appartenant au mouvement culturel hip-hop apparu au début des années 1970 aux États-Unis.

Aux premières heures les MC, (masters of ceremony, maîtres de cérémonie) servaient juste à soutenir les DJ, et les parties rappées étaient simplement appelées MC-ing.

Sommaire [masquer]
1 Etymologie
2 Qu'est-ce que la musique rap ?
2.1 Les thèmes
2.2 Structure rythmique
2.3 Instrumentation et production
2.4 Le flow
3 Histoire de la musique rap
3.1 Les origines et les influences
3.2 La genèse
3.3 L'âge d'or
3.4 L'évolution du rap de nos jours
4 Le rap dans le monde
4.1 En Europe
4.2 En Asie
4.3 Amérique
5 Voir aussi
5.1 Les différents styles de rap



Etymologie
Le rap est interprété comme le rétroacronyme des expressions anglaises rhythm and poetry ou rock against police (dû à une rébellion de jeunes des années 1980 contre la police),


Qu'est-ce que la musique rap ?

Les thèmes
Le rap comme le reste de la culture hip-hop cumule un aspect festif et un aspect contestataire. Les thèmes abordés varient selon les genres et ont évolué selon les époques. Comme la soul et le funk dont ils s'inspirent, les textes traitent des sujets communs à toute la musique populaire occidentale c'est-à-dire la vie quotidienne, l'amour ou le sexe.

De nombreux groupes de rap ont également des textes à vocation contestataire qui le rapprochent du punk et de la poésie de la beat generation. La première chanson de ce genre est The Message écrit par Melle Mel et chanté par Grandmaster Flash. Ces textes, parfois très virulents contre les symboles du pouvoir, la police ou la justice notamment ont stigmatisé le rap pour une partie de la population. On peut citer le groupe américain Public Enemy ou le groupe français Assassin. Les critiques violentes sont en fait assez minoritaires et l'aspect contestataire se limite le plus souvent à une dénonciation qui passe par les descriptions des problèmes sociaux tels que le racisme, la pauvreté, le chômage, l'exclusion. En réaction contre la dramatisation de certains paroliers, des rappeurs abordent la vie quotidienne des quartiers populaires d'un point de vue positif.

Une thématique récurrente, notamment dans le gangsta rap, tourne autour de la société de consommation et des symboles du pouvoir, comme les femmes, les voitures ou les armes à feu. Les rappeurs jouent sur ces fantasmes et se construisent des personnages en général sans lien avec leur vraie personnalité et leur quotidien réel. Des critiques ont été faites contre ces textes qualifiés de sexistes, matérialistes ou prônant la violence, par des hommes politiques et par une partie du milieu rap.

La religion est également présente, notamment le christianisme dans le rap américain.


Structure rythmique
Les rythmes de la musique du rap (ce n'est pas toujours le cas des paroles) sont quasiment toujours des rythmes 4/4 ou 2/2. Dans sa base rythmique, le rap « swingue ». S'il ne compte pas un rythme 4/4 carré (comme dans la musique pop, le rock, etc.), le rap se base plutôt sur un sentiment d'anticipation, un peu similaire à l'emphase du swing que l'on retrouve dans le jazz. Comme celle-ci, le rythme rap comprend une subtilité qui fait qu'il est rarement écrit comme il sonne. C'est en quelque sorte un rythme 4/4 basique auquel s'ajoute l'interprétation du musicien. Il est souvent joué comme « en retard », d'une manière détendue et douce.

Ce style a été amené de manière prédominante par les musiques soul et funk, lesquelles répétaient tout au long des morceaux leurs rythmes et leurs thèmes musicaux. Dans les années 1960 et 70, James Brown jette les bases sur lesquelles sera fondé le rap : une musique rythmée (ses enregistrements sont encore aujourd'hui une source de samples inépuisable pour les DJ), un style de chant saccadé, parfois parlé ou crié et des textes véhiculant une forte identité et des revendications sociales ou politiques (en particulier Say It Loud, I'm Black And I'm Proud qui devient un véritable hymne de la communauté noire américaine). C'était le parfait tremplin pour pousser les MC à écrire leurs rimes. C'est d'ailleurs toujours ce qui attire le plus dans le rap : l'emphase mise sur les paroles et la prouesse de leurs élocutions. Le rap instrumental est peut-être la rare exception à cette règle. Dans ce sous-genre du rap, les DJ (ou disc jockeys) et les producteurs sont libres d'expérimenter avec la création de morceaux instrumentaux. Tandis qu'ils peuvent prendre des sources sonores comportant des voix.


Instrumentation et production
L'instrumentation rap découle de la musique disco, funk et R&B, à la fois sur le plan de l'équipement sonore et des albums échantillonnés. Alors que le mixage réalisé par les DJ disco et de clubs avait pour but de produire une musique continuelle avec des transitions discrètes entre les morceaux, celui réalisé par Kool DJ Herc a lui donné naissance à une pratique visant à isoler et à étendre les seuls breaks en les mélangeant entre eux avec deux copies du même morceau. À l'origine, les breaks (ou breakbeats) étaient les transitions à l'intérieur d'un morceau, composées surtout de percussions. C'est ce qu'Afrika Bambaataa décrivit comme « la partie du disque qu'attend tout le monde... où ils se laissent aller et font les fous » (Toop, 1991). James Brown, Bob James et Parliament - parmi d'autres - ont longtemps été des sources populaires pour les breaks. Sur cette base rythmique, on pouvait ajouter des parties instrumentales provenant d'autres albums (et beaucoup l'ont fait). L'instrumentation des premiers samples utilisés est la même que celle de la musique funk, disco ou rock : voix, guitare, basse, clavier, batterie et percussions.

Alors que l'originalité de la musique rap provenait principalement des breaks des albums du DJ, l'arrivée de la boite à rythmes (appelée en anglais beat box ou drum machine) a permis aux musiciens du rap d'intégrer des fragments originaux à leur musique. Les sons de la boite à rythme étaient joués soit par-dessus la musique produite par le DJ, soit seule. La qualité des séquences rythmiques est progressivement devenue centrale pour les musiciens de rap, car ces rythmes étaient la part la plus dansante de leur musique. En conséquence, les boites à rythme ont rapidement été équipées pour produire des kicks (sons de grosse caisse) avec une basse puissante et sinusoïdale en arrière-plan. Cela a permis d'émuler les solos de batterie bien produits de vieux albums de funk, de soul et de rock datant des années 1960 et 70. Les boites à rythme avaient de plus un stock limité de sons prédéterminés incluant des cymbales, des grosses caisses, des caisses claires et des toms.

L'introduction des échantillonneurs (ou sampleurs) a changé la manière dont le rap était produit. Un échantillonneur permet d'enregistrer et de stocker numériquement des petits passages sonores provenant de n'importe quel appareil disposant d'une sortie électrique, comme une platine-disque. Les producteurs ont donc pu échantillonner les sons de batterie des albums de leur jeunesse. Plus important encore, ils ont pu sampler des sons de cuivre, de basse, de guitare et de piano à ajouter à leurs rythmes. Et le rap avait finalement son orchestration au grand complet.

Le caractère dur et énergique des sonorités de la musique rap, souvent assez éloignées du son plus organique des autres genres musicaux, constituent un obstacle à la reconnaissance du genre en tant que forme artistique à part entière. Même les groupes de rap ayant un orchestre utilisent souvent les samples et le son dur et énergique des machines pour créer leurs rythmes en studio (lors de concerts, ils les recréent habituellement avec un orchestre). Le rap est l'objet d'une méprise répandue selon laquelle les samples et les boites à rythme sont des techniques pour musiciens paresseux ou encore qu'ils ne sont qu'une pâle compensation pour un « véritable » orchestre (cette considération étant d'ailleurs courante pour toute musique faisant usage de ces techniques). Dans les faits, les producteurs de rap sont souvent à la recherche d'un timbre, d'une texture et d'une fréquence précis pour leur sample et leur séquence rythmique. Un batteur jouant en direct le break de Funky Drummer de James Brown ne peut se substituer à son sample. Toutefois, on peut noter ces dernières années une tendance de retour vers les instruments originaux avec des musiciens et producteurs tels que Timbaland, Outkast, The Roots et The Neptunes.


Le flow
Le flow est la manière dont le rappeur chante. Il est en général plus rapide et plus rythmé que les autres types de chant. Le flow peut être se concentrer sur le rythme, se rapprocher de la parole ou plus rarement mélodique. Les procédés poétiques classiques tels les métaphores, allitérations et assonances sont utilisées massivement. L'argot est souvent utilisé.


Histoire de la musique rap

Les origines et les influences
Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se réclame le mouvement hip-hop. Le chant scandé du MC évoque en effet le griot, poète et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invité à chanter lors des célébrations (ex : mariage). De même, le retour à une musique essentiellement basée sur le rythme plus que sur la mélodie ramène aux polyrythmies de percussions africaines.

Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jamaïquaine. Les sound systems jamaïcains ont donc eu un rôle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs américains.


La genèse
L'ancêtre le plus proche du rap est le « spoken word », apparu au début des années 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron. Il s'agit à cette époque de la déclamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la négritude comme thème de prédilection.

Le Hip-Hop, lui, est né en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps étaient réalisés par des MC (Maîtres de Cérémonie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l'ambiance en soirée.

Le premier morceau de rap proprement dit, King Tim III du groupe Fatback Band, voit le jour en 1979.

En 1979 , quelques mois après, le premier tube rap sort en 45 tours, c'est Rapper's Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s'agit que d'une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues New Yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.

En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la révolution annoncée. Il s'agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui était alors composée principalement de danse et de DJ-ing. Il est d'ailleurs curieux que, malgré le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu'on entend sur l'enregistrement, le titre est crédité du nom de Grand Master Flash (le DJ - concepteur sonore). Le rappeur n'avait pas le rôle de premier plan qu'il a aujourd'hui. Les rappeurs américains tel que Run DMC critique le racisme des blancs dans leurs chansons, la majorité des auditeurs sont alors des noirs. C'est Puff Daddy, qui a calqué la musique rap sur les chants doux très en vogue chez les blancs aux USA afin de conquérir le marché blanc.

Les années 1980 furent celles de l'explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lignée du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d'abord surnommé le « punk noir »), les rappeurs rappaient sur des rythmes synthétiques et brutaux, issus de boîte à rythmes bon marché).

Il s'agit d'une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d'émuler leur créativité, d'autre part en tant que témoignage d'une vie difficile (rap "hardcore").

Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière.


L'âge d'or
La fin des années 1980 est désignée comme l'âge d'or du rap. À New York, la guerre des crews se termine. Les crews réunissaient des rappeurs (souvent des dizaines) du même quartier, réunis autour d'un producteur charismatique. Le plus célèbre était le Juice Crew de Queensbridge, emmené par le célèbre Marley Marl à qui on attribue l'invention du sampling (échantillons extraits d'autres morceaux puis inclus dans les boucles). Le Juice Crew a fait de nombreux beefs (luttes) avec les lyricists (paroliers) des autres quartiers. On se souvient surtout de KRS-One, du South Bronx, qui a osé défier le Juice Crew par chansons interposées dont le célèbre The Bridge is Over qu'il est venu chanter devant eux dans une salle de Queensbridge.

L'âge d'or, c'est donc l'émergence à New York des duos DJ-MC comme Gang Starr (DJ Premier et Guru), Eric B & Rakim ou Pete Rock & CL Smooth qui continuent l'½uvre de Marley Marl ; et en Californie d'une nouvelle scène Gangsta avec surtout les Niggaz With Attitude (NWA).

NWA se présentait comme un groupe revendicatif et violent, sur certains points politisés à la manière des groupes New-Yorkais comme Public Enemy. Le culte du Gangsta (gangster) naquit avec le tube Straight Outta Compton (voir l'album Straight Outta Compton).


L'évolution du rap de nos jours
Certaines personnes critiquent la médiatisation et la commercialisation du rap qui l'aurait détourné des valeurs qu'il revendiquait encore 15 ans plus tôt. Le rap est devenu un courant musical très à la mode et des quantités très importantes d'argent sont en jeu. Des radios spécialisées sont apparues mais privilégient les artistes « grand public » dont la promotion est assurée par les majors et aboutissent à une certaine homogénéité au détriment des artistes indépendants. Certains font remarquer que le rap est depuis le début une musique grand public qui comme tous les genre, contient en son sein des artistes commerciaux et d'autres plus indépendants et peut-être plus créatifs.

Les évolutions du rap sont nombreuses. On peut parler par exemple de « hip-hop instrumental » ou "abstract hip-hop" (RJD2, Big Dada, DJ Krush), une musique très élaborée qui se base sur la rythmique Hip-Hop. Le rap s'inspire et se mélange aussi aux autres genres jusqu'à brouiller les frontières : rock et métal avec la fusion et le rapcore, trip-hop avec l'abstract hip-hop musiques traditionnelles ou encore électronique.


Le rap dans le monde
Le rap est apparu aux États-Unis mais s'est répandu dans le monde à partir des années 1980.


En Europe
Le rap français est un des premiers à avoir émergé en 1979. Le pionnier est Dee Nasty suivit par des groupes tels que IAM, Suprême NTM, ou Assassin.

En Allemagne on peut citer Kool Savas Aggro Berlin, Die Fantastischen Vier, au Danemark le pionnier est MC Einar. Le rap polonais est apparu avec Kazik et Liroy, au Pays-Bas Osdorp Posse ou Frans & Baas B, en Irlande Quarashi, En Serbie Beogradski, en Grèce Goin' Through.


En Asie
Le rap coréen est représenté par des groupes tels que Jo PD, Drunken Tiger, Psy, et Epik High.

DJ Krush est l'artiste japonais le plus connu mais il y a également m-flo, East End X Yuri. On peut citer le taiwanais MC Hot Dog ou les hongkongais Lazy Motherfucker.


Amérique
Le rap canadien est apparu dans les années 1980 avec Maestro Fresh Wes.

Le rap des Philippines date des années 1980 avec Francis Magalona.

Vico C est le premier rappeur latino qui sera a l'origine du reggaeton. On peut aussi citer le groupe mexicain Calo. Le rap en Sud-américain a été marqué par le succès du groupe américain Cypress Hill.

Voir Rap français - hip hop en Belgique - Rap québécois - Groupes de rap africain - Rap et hip-hop roumain - Groupes de rap espagnol.


Voir aussi
Voir « rap » sur le Wiktionnaire.

Lexique du hip-hop
Culture de jeunesse
Reggaeton
Liste de rappeurs américains
Liste des musiciens du hip-hop français

Les différents styles de rap
Rap Conscient
East Coast
West Coast
Dirty South
Midwest Rap
Rap hardcore
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Gangsta rap
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Pop-rap
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# Posté le vendredi 21 décembre 2007 15:08

oussama ben laden

oussama ben laden
Oussama Ben Laden
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Usāmah bin Muhammad bin `Awad bin Lādin Naissance : 10 mars 1957
Riyad
Nationalité : Arabie Saoudite
Occupation : Fondateur du réseau terroriste Al-Qaida.
Formation : Études commerciales, techniques et religieuses à l'université de Djeddah
Famille : 53 demi-frères et demi-s½urs
A une vingtaine d'enfants.
Oussama Ben Laden (Usāmah bin Muhammad bin `Awad bin Lādin, أسامة بن محمد بن عوض بن لادن ), originaire du Yémen, né le 10 mars 1957 à Riyad en Arabie saoudite est le chef et fondateur du réseau terroriste Al-Qaida. Il est particulièrement connu comme étant, en tant que chef de ce réseau, commanditaire présumé des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Bien qu'il n'y ait aucune poursuite officielle engagée à son encontre, le FBI le désigne comme "le terroriste le plus recherché au monde". Toujours selon la justice, Oussama Ben Laden est connu sous plusieurs pseudonymes dans les milieux terroristes, dont « le Prince », « l'Émir », « Abou Abdallah », « Moudjahid Cheikh », « Hajj », « le directeur ».

S'il a pu être considéré comme un héros par certaines populations et à certains moments[1], il est très loin de faire l'unanimité parmi les musulmans. Al-Qaida ne fait non plus l'unanimité parmi les mouvements terroristes ou islamistes militarisés : par exemple, il est accusé par le Hezbollah de faire le jeu de l'administration américaine et ses actions de porter préjudice à l'islam[2]. La Commission islamique d'Espagne a édictée une fatwa à son encontre[3].

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Une jeunesse dorée
1.2 1979 - 1989 : contre l'ennemi commun
1.3 1989 - 1993 : la rupture
1.4 1993 - février 1996 : les années troubles
1.5 Depuis 1996 : le terrorisme de masse, la traque et la communication
2 Organisation
3 Motivations
3.1 Origines revendiquées du 11 septembre
3.1.1 La Palestine et le Liban
3.1.2 La première Guerre d'Irak, et l'embargo
3.1.3 Le 11 septembre
3.1.4 Les manipulations américaines selon Ben Laden
3.1.5 Les vidéos de Ben Laden
4 Actualité et rumeurs
4.1 Maladie ou décès de Oussama Ben Laden
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
5.2 Liens externes
6 Notes et références



Biographie

Une jeunesse dorée
Ben Laden est issu d'une riche famille d'Arabie saoudite, originaire du Yémen. Son père Mohammed a réussi à bâtir un empire dont le fleuron est la Bin Laden Construction group, une importante entreprise de bâtiment et travaux publics détentrice de nombreux contrats d'exclusivité avec le gouvernement saoudien. La proximité avec la famille royale (famille princière Ibn Saoud) participe à la fortune de l'entreprise qui, devenue une des premières entreprises de construction au monde, se diversifie et devient le Saudi Binladin Group[4] aux nombreuses ramifications. Parmi elles, la Bin Laden Telecommunications, devenue depuis 1999 la Baud Telecom Company (BTC Networks)[5].

Oussama Ben Laden a 53 demi-frères et demi-s½urs (de plusieurs mères). Lui-même a une vingtaine d'enfants.

Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l'université de Djeddah en Arabie saoudite, puis il intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.

Il étudie à cette période les textes principaux du salafisme, principale école de droit musulman en Arabie saoudite, comme le font la plupart des étudiants saoudiens.


1979 - 1989 : contre l'ennemi commun
En 1979, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l'Arabie saoudite (de 1977 à 2001), actuel ambassadeur d'Arabie saoudite à Londres, et fils de l'ancien roi Fayçal ben Abdel Aziz Al-Saoud (de 1964 à 1975). À l'époque, le régime du Shah d'Iran vient d'être renversé par une révolution qui porte à sa tête l'Ayatollah Khomeini, tandis que l'URSS envahit l'Afghanistan quelques mois plus tard. L'islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahidins viennent combattre en Afghanistan contre l'URSS, soutenus par l'Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se verrait à terme à la tête d'une future internationale islamique et la CIA.

Le prince saoudien Turki demande à un Ben Laden enthousiaste d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden coordonne l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il met en place une véritable organisation et assure la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il prend en charge les familles. Il s'occupe des veuves et de l'éducation religieuse des enfants. L'organisation devient alors une véritable fraternité et une nouvelle force politique dans un Afghanistan déjà morcelé.

C'est ainsi que le jeune homme timide prend de l'assurance, tandis que son prestige grandit. Il aurait lui-même participé à quelques combats[6]. En 1989 son mentor et ami, le Palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama Ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base d'Al-Qaida, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d'Afghanistan partant ensuite combattre sur d'autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie Saoudite.

L'organisation de Ben Laden reste néanmoins, à l'époque, que l'une des nombreuses factions existant en Afghanistan, pays obéissant davantages à des logiques tribales qu'idéologiques. Alors que dans beaucoup de régions afghanes, une version modérée de l'islam est respectée, beaucoup de moudjahiddins se méfient de la venue d'étrangers véhiculant le salafisme. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance. Oussama Ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local et « principal bénéficiaire, selon Noam Chomsky, des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite) » [7]. Hekmatyar est aussi, à l'époque, soutenu par le Pakistan voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques.

En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu'à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l'Arabie saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif.


1989 - 1993 : la rupture
Oussama Ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie saoudite, il est considéré en héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l'université sur son « djihad » contre l'armée soviétique.

Lors de la Guerre du Golfe (1990-1991), Oussama Ben Laden propose au roi Fahd d'utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l'armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l'accusation selon laquelle il aurait autorisé les « infidèles » à « souiller le sol sacré » de l'Arabie saoudite. Ben Laden se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale, et va jusqu'à accuser les princes de corruption. En 1994, il est déchu de la nationalité saoudienne.

Pressé de quitter le pays, il se rend alors à Khartoum, au Soudan, où il est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI). Il s'installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique).

Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il aurait gardé des relations avec la CIA ; son nom de code aurait été « Tim Osman ».[8]


1993 - février 1996 : les années troubles
Ben Laden suit et finance les moudjahidins islamistes les plus radicaux revenus après la guerre d'Afghanistan dans leur pays d'origine (ils y sont surnommés « les Afghans »). Il finance également des camps d'entraînement. Dès décembre 1992 un groupe financé par Ben Laden est responsable d'un attentat au Yémen contre les soldats américains en route pour l'opération Restore Hope en Somalie.

La même année, un attentat touche le World Trade Center, et fait 6 morts. Un groupe lié à Oussama Ben Laden est soupçonné. Cependant, l'enquête du FBI est freinée par la CIA [réf. nécessaire].

Oussama Ben Laden profite en effet de la politique d'une partie de l'administration Clinton, soutenue par le lobby pétrolier. Celle-ci a plusieurs objectifs : le soutien à des régimes stables en Asie centrale afin de permettre l'acheminement du pétrole, la lutte contre l'influence russe dans la région et une politique résolument engagée contre l'Iran chiite. Pour cela, il faut soutenir l'islamisme sunnite issu notamment du Pakistan et de l'Arabie saoudite [réf. nécessaire]. C'est pourquoi Oussama Ben Laden n'est pas perçu uniquement comme une menace [réf. nécessaire]. Cependant, cette stratégie est infléchie dans les derniers temps du mandat de Bill Clinton.

En février 1996, Oussama Ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts américains partout dans le monde. Il devient dès lors un ennemi officiel des États-Unis, qui obtiennent son expulsion du Soudan. Il se réfugie alors en Afghanistan, passé sous contrôle des talibans depuis 1996.


Depuis 1996 : le terrorisme de masse, la traque et la communication
Les États-Unis le tiennent pour responsable des attentats à la bombe dirigés contre les ambassades américaines de Nairobi au Kenya (213 morts dont huit Américains) et de Dar es Salaam en Tanzanie (onze morts, tous Tanzaniens) le 7 août 1998.

Une preuve tangible de la forte présence de l'ISI en Afghanistan a été donnée par la protestation officielle pakistanaise lors du bombardement américain de représailles par missiles de croisière contre les camps dirigés par Ben Laden le 12 août 1998 qui tua cinq officiers de ce service [9].

Epaulés par le Pakistan, les États-Unis négocient avec les talibans, qui soufflent le chaud et le froid. Les attentats du 11 septembre 2001 stoppent brutalement cette négociation.

Depuis 2001, le gouvernement américain offre 25 millions de dollars pour toute information conduisant directement à sa capture, et une prime additionnelle de deux millions de dollars est offerte conjointement par la « Air Line Pilots Association » et la « Air Transport Association » [10]. À chaque agression, Ben Laden se réjouit des attentats, mais ne les revendique pas. À partir de ce moment, les États-Unis veulent officiellement Ben Laden « mort ou vif ».

En août 2001, le prince Turki est limogé par le régime saoudien.

Oussama Ben Laden est considéré par les pays occidentaux comme le principal responsable des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone. Il n'a lui même jamais revendiqué les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 bien qu'il se soit félicité de leur tenue.

La chaîne qatarie Al-Jazira publie le 12 novembre 2002 un message sonore reconnu par les autorités des États-Unis comme provenant d'Oussama Ben Laden. Celui-ci met en garde et menace plusieurs pays occidentaux de nouveaux attentats s'ils continuent à soutenir « le gang des bouchers de la Maison Blanche ».

Après les attentats du 11 septembre 2001, le président des États-Unis George Walker Bush déclenche une guerre en Afghanistan dans le but déclaré d'anéantir Al-Qaida. Ben Laden échappe toujours totalement à ses poursuivants. La CIA pense qu'il se cache dans les régions tribales au nord-ouest du Pakistan. Selon l'IDIAP Research Institute de Martigny en Suisse au moins un des messages de Ben Laden authentifiés par la CIA (celui du 12 novembre 2002) serait un faux.

Le 30 octobre 2004, une vidéo diffusée par la chaîne d'information en arabe Al-Jezira quatre jours avant les élections présidentielles aux États-Unis tendrait à montrer qu'Oussama Ben Laden est toujours en vie au moment de l'enregistrement malgré les rumeurs persistantes de décès dans les montagnes à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan. Ce dernier renvoie dos à dos les deux candidats et annonce de futurs attentats. Il affirme que contrairement à la thèse de dirigeants américains, son but n'est pas de lutter contre la liberté, auquel cas il se serait attaqué à des États nordiques. Il estime que les attaques contre le World Trade Center sont une mesure de rétorsion contre les « tueries » organisées par les militaires américains.

Le 27 décembre 2004, la chaîne de télévision Al-Jezira a diffusé un enregistrement audio, attribué à Oussama Ben Laden, désignant le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui comme son adjoint en Irak et appelant à un boycott des élections prévues le 30 janvier 2005.

Le 19 janvier 2006, après un an de silence, Al-Jezira diffuse un nouvel enregistrement audio où Oussama Ben Laden annonce la préparation de nouvelles opérations terroristes et propose une « trêve » en échange d'un retrait des troupes américaines en Irak et Afghanistan : « Nous n'avons pas d'objection à vous offrir une trêve (hudna) de longue durée dans des conditions justes que nous respecterons, parce que nous sommes une nation à laquelle Dieu interdit la traîtrise et le mensonge ». Une trêve aussitôt refusée par la Maison Blanche. L'absence d'images alimente de nouvelles spéculations selon lesquelles Oussama Ben Laden serait malade ou blessé et peut-être même mort.

Dans un autre enregistrement audio diffusé le 23 avril, Oussama Ben Laden évoque pour la première fois la situation au Soudan en appelant ses partisans à « se préparer à une guerre de longue durée au Darfour ».[réf. nécessaire]

Deux nouveaux enregistrements audios attribués à Oussama Ben Laden sont diffusés le 23 mai et le 30 juin : le premier disculpe Zacarias Moussaoui après sa condamnation à perpétuité dans le cadre des attentats du 11 septembre 2001 et le second rend hommage à Abou Moussab Al-Zarqaoui tué dans un raid américain à Bakouba le 7 juin 2006.

Le 7 septembre 2007, la chaîne Al-Jazira diffuse, quelques jours avant le sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, des extraits d'une vidéo d'Oussama Ben Laden, la première depuis près de trois ans[11]. Le chef d'Al Qaïda, dont la voix a été officiellement identifiée par les services de renseignements américains, s'adresse aux États-Unis et évoque la situation actuelle en Irak[12]. Ben Laden y mentionne les noms du Président français Nicolas Sarkozy, élu en mai 2007, ainsi que le Premier ministre anglais Gordon Brown qui a succédé à Tony Blair en juin de la même année.


Organisation
Oussama Ben Laden a besoin de recruter des personnes prêtes à se sacrifier. Il utilise pour cela le ressort religieux.

Le choix de cibles particulièrement spectaculaires, dans le cadre de ses opérations terroristes, montre tant un sens de la préparation tactique que de l'utilisation des médias.

Concernant la conceptualisation du terrorisme et le volet « idéologique » d'Al Qaida, le "cerveau" est Ayman al-Zawahiri. [13] Ben Laden se serait contenté de financer les attentats du 11 septembre, et l'opération aurait été proposée et orchestrée par Khalid Cheikh Mohammed, selon les aveux de ce dernier et les conclusions du rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. [14] Une vidéo diffusée par Al-Jazira le 7 septembre 2006 montrerait cependant Ben Laden et ses lieutenants, dont Mohammed Atef (mort en Afghanistan en novembre 2001), préparant les attentats du 11 septembre.

Al-Qaida fonctionne comme une franchise du terrorisme islamiste. Des groupes comme celui d'Abou Moussab Zarqaoui en Irak ou ceux responsables des attentat de Bali, attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, attentats du 11 mars 2004 à Madrid, Istanbul, attentats du 7 juillet 2005 à Londres ou attentats du 23 juillet 2005 à Charm el-Cheikh, se revendiquent d'Al Qaida mais ont une existence autonome. Il n'y a pas de hiérarchie pyramidale, on parle plutôt d'une nébuleuse. L'organisation d'Oussama Ben Laden aurait ainsi financé de nombreux groupes terroristes islamistes sans s'impliquer dans leur fonctionnement.

La transmission du message médiatique est une méthode fondamentale pour Oussama Ben Laden. Les cassettes enregistrées et diffusées, souvent par la chaîne Al Jazira en exclusivité, poursuivent plusieurs objectifs :

maintenir la psychose du terrorisme dans les démocraties occidentales, parfois en s'immisçant dans le jeu politique comme lors des élections américaines en 2004.
rappeler son existence aux opinions publiques des pays musulmans en abordant des thèmes qui les touchent, pour faciliter le recrutement d'Al Qaida.
réactualiser les objectifs du djihad d'Al Qaida.
On suppose que les cassettes de Ben Laden sont acheminées depuis sa cachette au Pakistan ou ailleurs, après un trajet long et compliqué, et ne sont diffusées que plusieurs jours ou semaines après l'enregistrement. Paradoxalement, cet isolement n'empêche pas l'exploitation des ressources de la mondialisation des communications.


Motivations
Ben Laden condamne l'évolution de la civilisation islamique depuis la suppression du Califat (le dernier calife était le sultan ottoman jusqu'en 1924) [15]. Cet objectif passe par un renversement des gouvernements arabes « laïcs » et « impies » protégés par les États-Unis. La plupart des actions terroristes revendiquées ou probablement exercées par Al Qaida visent à déstabiliser ces régimes.

Parmi les positions politiques d'Oussama Ben Laden se retrouve la lutte contre ceux qu'il considère comme les « croisés occidentaux », en premier lieu les Américains. Ce fut l'une des raisons principales de son rejet par la famille royale d'Arabie saoudite. Lors de son interview[16] par le journaliste Robert Fisk en 1996, il avait notamment déclaré :

« Le peuple comprend maintenant les discours des oulémas dans les mosquées, selon lesquels notre pays est devenu une colonie de l'empire américain. Il agit avec détermination pour chasser les Américains d'Arabie saoudite. [...] La solution à cette crise est le retrait des troupes américaines. Leur présence militaire est une insulte au peuple saoudien. »

Pour Oussama Ben Laden, les bases militaires présentes en Arabie saoudite ne sont pas acceptables. Il souhaite que la présence américaine au Moyen-Orient disparaisse, afin, selon sa rhétorique, de recouvrer la « liberté » du peuple musulman. Si en 1991 Oussama Ben Laden s'insurge contre le pouvoir royal saoudien qui accepte l'installation des militaires américains, c'est parce que le territoire saoudien est considéré comme sacré (avec les lieux saints Médine et La Mecque) et que la présence de troupes « infidèles » sur son sol natal est donc un sacrilège pour tout islamiste radical fondamentaliste. À l'origine ces bases américaines devaient être provisoires, le temps de remporter la guerre contre Saddam Hussein. Lors de la dernière guerre en Irak, l'état-major américain n'a pas fait partir l'offensive américaine d'Arabie saoudite, Riyad ayant refusé pour éviter des manifestations d'hostilité de la part des mouvances islamistes locales et à depuis fait retirer ses forces de ce pays.


Origines revendiquées du 11 septembre

La Palestine et le Liban
Oussama Ben Laden utilise dans sa propagande la référence à l'occupation israélienne du Liban sud lors de l'« opération Paix en Galilée » en 1982. Il affirme avoir été affecté par les bombardements israéliens contre les réfugiés palestiniens au cours de la guerre du Liban.

« Je vous le dis, Allah sait qu'il ne nous était pas venu à l'esprit de frapper les tours. Mais après qu'il fut devenu insupportable de voir l'oppression et la tyrannie de la coalition américano-israélienne contre notre peuple de Palestine et du Liban, j'ai alors eu cette idée. Les évènements qui m'ont affectés de manière directe ont commencé en 1982, lorsque l'Amérique a permis aux Israéliens d'envahir le Liban et que la sixième division aérienne américaine les a aidés. Ce bombardement a commencé et a fait de nombreux morts et blessés, ainsi que des personnes terrorisées et réfugiées. Je ne pourrais pas oublier ces scènes, le sang, les membres déchiquetés, des femmes et des enfants gisant partout. Les maisons détruites ainsi que leurs occupants, des amoncellements de gravats sur leurs corps, des bombes qui pleuvaient sur nos maisons sans pitié. »

« Cette situation était comme un crocodile rencontrant un enfant sans défense. Est-ce que le crocodile peut comprendre une conversation qui n'inclurait pas une arme ? Et le monde entier a vu, et entendu, mais il n'a pas répondu. »

Oussama Ben Laden exploite un sentiment de ranc½ur chez une grande partie des musulmans de Palestine et du Moyen-Orient face à ce qui est ressenti comme une agression israélienne soutenue par les États-Unis. Il qualifie lui-même les opérations israéliennes de « tyrannie » et d'« oppression ».[17]


La première Guerre d'Irak, et l'embargo
Ben Laden a présenté l'embargo économique contre l'Irak et les bombardements réguliers de ce pays entre les deux guerres, comme une preuve que les États-Unis, par l'intermédiaire de leur président George H. W. Bush, étaient des « assassins d'enfants ».[18]

L'embargo contre l'Irak aurait fait 500 000 morts parmi les enfants iraquiens, selon l'Organisation des Nations unies (ONU)[19].


Le 11 septembre
Le 11 septembre est une réponse à ce qu'il présente comme une agression générale et continue des États-Unis contre les musulmans[réf. nécessaire]. Cette « agression » est initialement pour Oussama Ben Laden une question religieuse : présence militaire en Arabie saoudite (profanation d'une terre sainte) et soutien à Israël qui occupe Jérusalem (lieu saint). La rhétorique sur la souffrance des Palestiniens ou des Irakiens est utilisée pour sensibiliser l'opinion du monde arabe à son combat mais n'est pas au centre des préoccupations d'Al Qaida.

« Avec ces images en tête, les évènements du 11 septembre sont venus comme une réponse à ces terribles erreurs. Comment un homme pourrait-il être blâmé pour défendre sa maison ? Se défendre et punir l'agresseur est-il du terrorisme ? »

Ces actions terroristes, ayant entraîné la mort d'innocents, sont condamnées par la plupart des musulmans. En effet, certains passages du Coran condamnent la mort d'innocents[20].

En outre, la présence indirecte américaine, incarnée par le soutien inconditionnel à l'État israélien, justifie pour Oussama Ben Laden, des attaques partout dans le monde des intérêts américains.

Introduction du discours de Ben Laden, novembre 2004, vidéo diffusée sur Al-Jazeerah

« Avant de commencer, je vous dis que la sécurité est un pilier indispensable de la vie humaine, et que les hommes libres ne compromettent pas leur sécurité, contrairement à la falsification de George Bush, qui dit que nous détestons la liberté. Si c'était le cas, qu'il explique pourquoi nous ne frappons pas, par exemple, la Suède ? »

« Non, nous combattons parce que nous sommes des hommes libres, qui ne peuvent dormir sous l'oppression. Nous voulons restaurer la liberté de notre nation »


Les manipulations américaines selon Ben Laden
Oussama Ben Laden estime que George Bush cache les raisons du 11 septembre, et ce, afin de tromper le peuple américain.

« Même si nous sommes dans la quatrième année après les évènements du 11 septembre, Bush continue la désinformation, et vous cache les causes réelles [des évènements du 11 septembre] [...] C'était le message que je cherchais à vous faire comprendre en faits et gestes, de façon répétée, et ce, bien avant le 11 septembre. Et vous pouvez lire tout cela, si vous le souhaitez, dans mon interview avec Scott, dans le Time Magazine, en 1996, ou avec Peter Arnett, sur CNN, en 1997, ou lors de ma rencontre avec John Weiner, en 1998. [...] Et vous pouvez lire mon interview avec Abdul Bari Atwan, et encore mes interviews avec Robert Fisk. »

Il considère la nouvelle guerre d'Irak de 2003, comme une tentative de George W. Bush de « supprimer un vieil agent Saddam Hussein, et de le remplacer par une nouvelle marionnette, qui permettra le pillage du pétrole d'Irak et d'autres outrages. »

Oussama Ben Laden n'a aucun lien prouvé avec Saddam Hussein bien que celui-ci lui a proposé l'asile en 1999[21]. Au contraire, il semblerait[22] que Ben Laden considérait Saddam Hussein comme un « socialiste » infidèle[23].


Les vidéos de Ben Laden
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden s'est exprimé principalement par le biais d'enregistrements sonores. On ne compte que quatre vidéos diffusées:

la première datée du 9 novembre et diffusée le 13 décembre 2001 dans laquelle Ben Laden assure que les destructions du 11-Septembre ont dépassé ses attentes.
diffusé le 10 septembre 2003 : Le chef d'Al-Qaida apparaît marchant avec Ayman Al-Zawahiri.
diffusé le 29 octobre 2004 : Quelques jours avant la présidentielle américaine, Al-Jazira diffuse une cassette dans laquelle Ben Laden menace les États-Unis de nouvelles attaques.
diffusé le 7 septembre 2007 : annonce la défaite américaine en Irak et critique toutes les forces politiques : « pour expliquer l'échec des démocrates à mettre fin à la guerre, je dis : ce sont les mêmes raisons qui ont empêché le président Kennedy d'arrêter la guerre du Vietnam. Ceux qui possèdent véritablement le pouvoir sont ceux qui ont le capital le plus important. Et puisque le système démocratique permet aux grandes entreprises de soutenir les candidats à la présidence, on ne peut s'étonner - et on ne s'étonne pas - de l'échec des démocrates à arrêter la guerre (...) Vous sacrifiez vos soldats aux grandes entreprises[24]. » Pour mettre fin à la guerre, il incite les Américains à s'islamiser : « le seul moyen d'obtenir la paix est de vous convertir à l'islam[25]». De très sérieux doutes ont été émis quant à l'origine de cet enregistrement, de nombreux observateurs ayant remarqué que l'image de Ben Laden est figée pendant la majeure partie de la vidéo. On y voit par ailleurs un Ben Laden à l'aspect physique différent.

Actualité et rumeurs
Ben Laden aurait une fortune de 300 millions de dollars. Ce mythe a été démantelé par la publication en avril 2004 du Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, qui a démontré que les attentats ont nécessité très peu d'argent. Ce chiffre avait été cité en 1996 par un chargé de recherches du département d'Etat, qui a d'abord divisé les actifs globaux du Groupe Ben Laden, qu'il évaluait à 5 milliards de dollars, par le nombre des fils de la famille, qu'il estimait à vingt. Il aboutissait ainsi à 250 millions de dollars, arrondis ensuite à 300 millions [26]. Selon Ibrahim Warde, professeur associé à l'université Tufts, l'estimation même du capital détenu par le Groupe Ben Laden « reposait sur des informations fantaisistes relatives à la famille Ben Laden, aux droits et pratiques d'héritage, à la véritable valeur de l'entreprise familiale et à sa structure de propriété » [26]. L'une des sources de désinformation concernant le financement d'Al Qaida et de Ben Laden était le journaliste Jack Kelley, d' USA Today, qui a démissionné en mars 2004 suite à la découverte d'un nombre incalculables d'articles bidonnés [26].


Maladie ou décès de Oussama Ben Laden
Ben Laden souffrirait d'insuffisance rénale chronique nécessitant des traitements et serait sous dialyse. Selon d'autres sources, il n'est pas sous dialyse et ne souffre pas de problèmes de reins – c'est un mythe (Miniter, Disinformation, Regenery, pp. 33-38).

Le chef d'Al Qaida a de nombreuses fois été annoncé mort. En janvier 2002, le président du Pakistan, Pervez Musharraf estimait que l'islamiste serait mort de déficience rénale. En juillet 2002 le chef du FBI Dale Watson pensait qu'il n'était "probablement plus de ce monde". En décembre 2002, c'est le chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, qui affirme que Ben Laden avait succombé à la suite d'opérations militaires américaines.

Le 23 septembre 2006, le quotidien français L'Est Républicain révèle l'existence d'une note classée confidentiel défense de la DGSE qui indique que les services secrets saoudiens seraient convaincus qu'Oussama Ben Laden serait mort le 23 août 2006 d'une crise de fièvre typhoïde. Le président Jacques Chirac, surpris de la divulgation de l'information, a déclaré que « cette information n'est en rien confirmée ».


Voir aussi
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Oussama Ben Laden.


Bibliographie
Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, 2006, (ISBN 2-88892-004-2)
Roland Jacquard et Attame Tazaghart, Ben Laden, la destruction programmée de l'Occident, 2004, (ISBN 2-86477-204-3)
Jonathan Randal, Oussama, la fabrication d'un terroriste, 2004, (ISBN 2226155708)
Carmen Ben Laden, Le voile déchiré, 2003, (ISBN 2749900441)
Michel Tatu, Ben Laden et le XXIe siècle, 2002,(ISBN 2-9517925-1-4)
Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, Ben Laden - La vérité interdite, Denoël, 2001 et 2002, (ISBN 2207253201) et (ISBN 2207253562); puis Gallimard, 2002, (ISBN 2070423778).
Roland Jacquard et Attame Tazaghart, Au nom d'Oussama Ben Laden, Picollec, 2001, (ISBN 2864771837); puis en Poches, (ISBN 2253155020)
Ahmed Rashid, L'ombre des Talibans, Autrement, 2001
Antoine Basbous, L'islamisme - Une révolution avortée ?, Hachette Littérature, 2000, (ISBN 2012352723)
Mohamed Sifaoui, Sur les traces de Ben Laden : le jeu trouble des Américains, Le Cherche-midi, avril 2004, (ISBN 2749102669)
Capitaine Alan H. et Sergent Chef Adam R., Sur les traces d'Al-Qaïda, témoignages des Forces spéciales, Alban Editions, 226 pages, (ISBN 2911751175)

Liens externes
Wikinews propose des actualités concernant « 11 septembre 2001 : les services de renseignements français avaient alerté leurs homologues américains ».

(en) Profile: Osama bin Laden - Center for Cooperative Research
(fr) Biographie d'Oussama Ben Laden
(fr) Déclarations et interviews de Ben Laden entre 1995 et 1998
(fr) Article sur les tentatives d'assassinats du pape et de destructions d'avions de ligne dans les années 1990
(fr) Avis de recherche sur Ben Laden
(en) Transcription de la bande de février 2003
(en) Transcription de la vidéo de 2004
(fr) Transcription de la vidéo de 2007

Notes et références
↑ « Ben Laden, héros secret de nombreux Tunisiens », Le Monde, 10 novembre 2001 ;
« Ben Laden et les nouveaux martyrs du Djihad », La Rivista del manifesto, n°24, janvier 2002 : « À toute cette population qui cherche à se rehausser symboliquement à ses propres yeux, faute de pouvoir remédier aux maux quotidiens qui l'assaillent, la défaite symbolique infligée à l'Amérique par Ben Laden suffit pour en faire un héros, un héros en passe de devenir un martyr, un martyr en passe de se muer, avec le temps, en saint » ;
« Pour qui travaille Ossama Ben Laden ? », Solidaire, n°36, 26 septembre 2001 : « Oussama Ben Laden semble être devenu le héros d'une partie de la population du monde musulman qui, humiliée par des dizaines d'années d'oppression impérialiste, voit en lui un symbole de l'anti-impérialisme. Mais il faut distinguer entre la colère justifiée de la population à l'encontre des USA et les motivations profondes d'un certain intégrisme musulman. »
↑ Ria Novosti : « Le Hezbollah nie toute collusion avec Al-Qaïda »
↑ Fatwa de la Commission islamique d'Espagne, mars 2005
↑ Site officiel du groupe
↑ Site officiel de l'entreprise. (in :theworldjournal.com)
↑ Selon le témoignage d'un de ses hommes paru dans le journal Le Monde du 7 décembre 2001
↑ Noam Chomsky, Israël, Palestine, États-Unis : Le triangle fatidique, édition remise à jour (mars 1999), p. 10.
↑ (en) [http://www.whatreallyhappened.com/binladen_cia.html Osama bin Laden, A.K.A. CIA Asset Tim Osman], When Osama Bin Ladin Was Tim Osman de J. Orlin Grabbe et Tim Osman was Bin Laden ? (point de vue sceptique)
↑ (fr) Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais (3), Philippe Raggi, 2004
↑ fiche de Ben Laden sur le site du FBI
↑ Article du Figaro :Voici la nouvelle vidéo d'Oussama Ben Laden, 07/09/2007
↑ Transcription en français du message de Oussama Ben Laden sur le site Contre Info, 08/09/2007
↑ L'Express, [1]
↑ Le Monde, "Comment j'ai préparé le 11-septembre"
↑ Le Monde diplomatique, "Al Qaida, une secte millénariste", "Pour en finir avec le monde arabe" ; The Daily telegraph, "Fanatics around the world dream of the Caliph's return" ; The Observer, "Where terror begins" ; The Hindu, "Zarqawi — terrorist or Islamist crusader?".
↑ Retour à Al-Khobar, article du magazine Politis, Denis Sieffert.
↑ « Dans ces moments difficiles, de nombreuses idées difficiles à décrire me sont venues à l'esprit, mais à la fin, elles me procuraient une sensation intense de rejet de la tyrannie, et faisait naître en moi la résolution de punir les oppresseurs. »
↑ « Ben Laden, dans la vidéo de 2005, dénonçait « l'oppression et l'embargo qui causa des millions de morts, orchestré par Bush senior en Irak, est le plus grand massacre d'enfants que l'humanité n'ait jamais connue. »
↑ In absolute terms we estimate that perhaps about half a million children under 5 years of age have died, who ordinarily would not have died had the decline in mortality that was prevalent over the 70s and the 80s continued through the 90s,, Anupama Rao Singh, directrice de l'UNICEF
↑ Coran - Sourate 5 - La table, 35 : « C'est pourquoi nous avons donné ce précepte aux enfants d'Israël : Celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou exercé des brigandages dans le pays, sera regardé comme le meurtrier du genre humain; et celui qui aura rendu la vie à un homme sera regardé comme s'il avait rendu la vie au genre humain.»
↑ CNN, 13 février 1999
↑ Un revirement journalistique de MSNBC, sur les connexions supposées entre Ben Laden et Saddam Hussein [2]
↑ Les socialistes sont des infidèles où qu'ils soient, à Bagdad ou à Aden, extrait de la bande enregistrée de février 2003
↑ 11-Septembre : « Dix-neuf jeunes ont réussi à dévier la boussole », article paru dans Le Monde, édition datée du 9 septembre 2007
↑ Mark Trevelyan, Ben Laden change d'image, pourrait signaler des attentats, Le Monde, 8 septembre 2007
↑ a  b  c  Ibrahim Warde, Contes et légendes de l'argent du terrorisme, Le Monde diplomatique, septembre 2007 (extrait de Propagande impériale & guerre financière contre le terrorisme, )200
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Oussama_Ben_Laden »
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# Posté le mardi 18 décembre 2007 12:00